Ces parents qui choisissent le privé

Un casse-tête les nouveaux rythmes scolaires ? C’est, du moins l’analyse de la majorité des établissements privés qui ont fait le choix de rester sur la semaine de quatre jours. De plus en plus de parents, défavorables à la réforme, ont décidé d’y inscrire leur enfant.

09/09/2014 à 09:23 par vanessa relouzat

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« Je ne voulais pas que mon fils subisse cette réforme qui ne va pas rendre service aux enfants », analyse une combs-la-villaise qui a décidé d’opter pour l’enseignement privé, quitte à « partir moins souvent et moins loin en vacances. »

Comme elle, certains parents désertent l’école publique pour contourner les nouveaux rythmes scolaires. « Il y a trop de disparités de moyens entre les communes. Sur une même journée, un enfant qui va au périscolaire, à la cantine et au TAP va donc être encadré par quatre voire cinq personnes et cela ne me semble pas adapté, en tous cas pour le niveau maternelle où les enfants ont besoin de repères forts. De plus, au niveau de la fatigue je ne suis pas convaincue des bienfaits d’une répartition sur cinq jours », commente une autre mère de famille à Melun.

Plus de demandes que d’inscrits

Résultat, jamais l’enseignement privé n’aura connu un tel succès. Dans les institutions, c’est au premier arrivé, premier servi. « Nous ne pouvons pas satisfaire toutes les demandes, raconte-t-on à l’école catholique Sainte-Jeanne-d’Arc, à Melun. La liste d’attente compte 8 à 10 élèves sur chaque niveau. Nous avons dû abandonner la toute petite section (pour les enfants scolarisés à deux ans et demi, ndrl) car nous avions beaucoup d’inscriptions en petite section. »

Même discours à l’école Notre-Dame-d’Espérance, à Morêt-sur-Loing. « Nous n’avons pas souhaité valider la réforme Peillon car elle nous semble incohérente avec le rythme des familles qui vivent en grande banlieue, avec des horaires étendues, remarque la directrice. Par ailleurs, beaucoup de mères se sont battues pour avoir leur mercredi et profiter de leurs enfants. » Là encore, le nombre de demande a augmenté. Au total, 197 inscrits l’an dernier, contre 208 cette année. L’institution atteint son niveau maximal de capacité.

Montessori, une école hors-norme

Et puis, il y a les parents qui optent pour une approche différente de l’enseignement : l’école Montessori. Le principe a émergé en 1900 et reste méconnu en France. L’idée est de donner la possibilité à l’enfant d’être autonome. Liberté, auto-discipline, éveil des sens et respect des rythmes : tels sont les maîtres mot de cette méthode dont une antenne bilinguiste français/anglais vient de s’implanter à Brie-Comte-Robert. « L’enfant est acteur de son développement, explique Aurélie Collin, directrice éducative. Il comprend l’intérêt et le sens de chaque exercice. Par exemple : on ne lit pas juste pour lire. Les élèves apprennent la lecture, sous forme de jeu, avec un message à comprendre. » L’école accueille quinze enfants de 0 à 6 ans et devrait ouvrir des classes pour les 6-12 ans. Une alternative qui a séduit Madame G., de Mormant, dont la petite fille de 4 ans est inscrite en moyenne section. « L’approche me paraît intéressante. Dans une école publique, ma fille serait rentrée dans une classe de 30 élèves. Ce qui m’a attiré, c’est le nombre réduits d’enfants et le bilinguisme, raconte-elle. Mais ce système n’est pas abordable pour toutes les familles (500 euros par mois sur dix mois, ndlr). Il faudrait militer pour que cette méthode arrive dans les écoles publiques. »

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