Département : Jean-Jacques Barbaux marque sa différence

Au cours de sa conférence de presse de fin d'année, le président du Conseil départemental a déployé tout l'éventail de sa politique. Sur trois points, il s'en est pris à l'ancienne majorité.

28/12/2016 à 16:14 par Administrateur

Jean-Jacques Barbaux (à droite) a développé sa vision du futur du Département devant les médias départementaux. -
Jean-Jacques Barbaux (à droite) a développé sa vision du futur du Département devant les médias départementaux. -

Trois dossiers semblent particulièrement délicats puisqu’ils ont donné l’occasion au président Barbaux de souligner les différences avec l’ancienne majorité. Il s’agit de la petite enfance, des collèges et de l’agriculture.

Petite enfance

Répondant à une question lui rappelant que l’opposition lui faisait régulièrement grief d’avoir supprimé certaines aides sociales, notamment celles destinées à la petite enfance, Jean-Jacques Barbaux répondait immédiatement : « Il faut avancer et nous le faisons. Il n’y a pas eu de baisses pour les structures d’accueil de la petite enfance… Aucune n’a fermé ! Simplement, nous ne souhaitons plus faire de chèques en blanc à des associations ou organismes. Ce qui sera alloué, le sera en fonction des résultats et avec un contrat d’objectifs et de moyens. Tout cela est mieux qu’un paquet de couches-culottes ! »

Cette dernière allusion faisait référence à la suppression par la nouvelle majorité du fameux dispositif « Bébé Bonus ».

Apprenant cette sortie, le sénateur Vincent Éblé, ancien président du Conseil général, a tenu à y répondre : « Jean-Jacques Barbaux oublie que nous avions multiplié par 10, durant ma présidence, l’aide aux équipements de la petite enfance en aidant les collectivités à investir. Nous avions aussi très fortement augmenté les aides en fonctionnement. Nous avions aussi des objectifs et des moyens… Sous ma présidence, nous avons lancé deux plans de création de 1 000 places de crèche ! Mais la nouvelle majorité n’aide maintenant que les territoires qui disposent de structures d’accueil. »

Collèges

Annonçant les prévisions des effectifs de collégiens en Seine-et-Marne (69 000 en 2016, 73 550 en 2018, 76 400 en 2019 et 78 150 en 2020), Jean-Jacques Barbaux déclarait : « Nous arrêtons de faire des collèges de plus de 600 élèves. Nous allons en construire cinq nouveaux (à Vulaines, Montévrain, Coubert, à Jouy-le-Châtel, à Chelles et à Villeparisis) à quelque 20 millions d’euros pièce environ. Et ce ne sera pas suffisant, il en faudra sept… Quant à la sécurité dans les collèges, en mars tout sera terminé, aussi bien la vidéoprotection que l’espace de confinement… »

Et le président du Conseil départemental de conclure sur le sujet : « Nous sommes lucides sur la croissance des effectifs, l’équipe précédente ne l’était pas. »

Réaction de Vincent Éblé : « Nous avons des pointes démographiques, il faut pouvoir absorber cette pression… Donc, attention à ne pas suréquiper certains territoires… Mais si Jean-Jacques Barbaux considère qu’on n’a pas assez construit, pourquoi dépense-t-il moins que nous ? »

Agriculture

Défendant encore la nouvelle politique en faveur de l’agriculture du Département, Jean-Jacques Barbaux répondait à ceux qui lui rappelaient que les aides importantes versées étaient parfois contestées : « Si l’agriculture se cassait la figure, si des agriculteurs s’en allaient ou se suicidaient, vous verriez ce qu’il adviendrait de la Seine-et-Marne, de ses paysages… » Et de laisser entendre que d’autres activités, moins agréables, pourraient prendre la place des terres agricoles délaissées avant de conclure : « Il faut que la gauche qui se dit écolo réfléchisse à cela… »

« Il ne nous viendrait pas à l’idée de méconnaître la situation conjoncturelle difficile des professionnels de l’agriculture en ce moment, rétorque Vincent Éblé. Mais l’aide accordée aux organismes consulaires et aux syndicats n’est pas la plus favorable aux exploitations. Et nous soulignons la distorsion qui existe entre les grandes exploitations et les petites de type maraîchage… Alors, oui, il y a en effet une différence de point de vue… L’aide aux dépenses d’environnement a baissé de 40 % en deux ans ! »

Concluant sur l’ensemble des dossiers, l’ancien président de déclarer sèchement : « Je ne me contenterai pas des déclarations de Jean-Jacques Barbaux. J’attendrai de voir les comptes de fin d’exercice. Ce sont eux qui reflètent la réalité… »

Jean-Michel ROCHET

jean-michel.rochet@publihebdos.fr

@JMRochet

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