Le PS prêt à « forcer le destin »

La fédération du Parti Socialiste présentait ses vœux, mercredi dernier, à Nandy. Un discours rassembleur, alors que le PS semble mal-en-point, à l'aube de plusieurs rendez-vous démocratiques. Et l'occasion de présenter les candidats aux élections législatives.

09/01/2017 à 10:57 par vanessa relouzat

Pour les candidats socialistes aux élections législatives, 2017 sera une année décisive -
Pour les candidats socialistes aux élections législatives, 2017 sera une année décisive -

Le socialisme n’est pas mort. C’est le message qu’a voulu faire passer, devant les militants, Sébastien Podevyn, le premier secrétaire fédéral du PS en Seine-et-Marne, lors de la cérémonie des vœux qui se déroulait, mercredi 4 janvier, à la Bergerie, à Nandy.

« Continuer à répondre aux maux de la société ». C’est la mission que le PS s’est fixé à quelques semaines de la primaire qui se déroulera les 22 et 29 janvier ; et à cinq mois des élections législatives, les 11 et 18 juin prochains. En attendant, il faut aussi compter sur un LR renforcé. « La droite veut sa revanche », commente Sébastien Podevyn. Une droite « légitimée par une primaire réussie tant qualitativement que quantitativement, il faut le reconnaître. »

La pression du FN

Pourtant, ce dernier se veut rassurant. « François Fillon est aujourd’hui otage de son programme des primaires. Quand il veut souligner la radicalité de celui-ci, il inquiète toute la population. Quand il tente de l’adoucir, ce sont ses soutiens qui manifestent leur mécontentement. Il n’est donc pas dans une situation si exceptionnelle qu’on veut bien le dire. » Les LR ? Tout juste une grippe intestinale ! Non, pour les socialistes, le cancer, c’est surtout le FN. « Le FN, n’est plus seulement un vote de contestation c’est aussi devenu un vote d’adhésion. Le parti fait mine de s’essouffler mais nous connaissons ses ressources. » Une tumeur maligne donc… D’autant que le PS parait plus dispersé et plus fragilisé que jamais.

Rien n’est écrit

Débat sur la loi travail, polémique sur la déchéance de nationalité, sept candidats pour la course à l’Élysée. Alors, le parti socialiste est-il à bout de souffle ? Pire, est-il en passe de devenir la quatrième force politique après les LR, le FN et le parti d’Emmanuel Macron ? « Comme à chaque fois qu’elle exerce le pouvoir, la gauche en sort divisée », admet Sébastien Podevyn. Pour panser ses plaies, le parti espère rassembler et convaincre les électeurs de se déplacer aux urnes dès la primaire.

En attendant, il va falloir oublier les règlements de comptes, ou au moins faire semblant, le temps des scrutins. Les candidats aux législatives (voir notre encadré dans la Rep du lundi 9 janvier) affichent une entente familiale et optent pour une cure de discours combatif. « Rien n’est écrit, estime le premier secrétaire fédéral. Aucune certitude n’est crédible tant le contexte de cette élection est singulier. Primaire, présidentielle, législative, sénatoriale, quatre scrutins pour montrer que la droite n’apporte pas un bon remède à la situation et que l’extrême droite n’est pas digne de gouverner. »

L’année 2017 serait donc une année cruciale pour le PS. « On ne peut pas expliquer aux Français qu’avec une ordonnance et une cure d’austérité ils vont enfin se sentir entendus », poursuit Sébastien Podevyn.

Et de conclure : « On pense le PS incapable de se relever de 5 années d’exercice du pouvoir. Quoi qu’on puisse dire, il est pourtant le seul à être en mesure de proposer une réflexion sur les maux actuels de la société. Il va nous falloir forcer le destin. »

Vanessa RELOUZAT

@VanessaRelouzat

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